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1 août 2010

Imprévus

Je sais que ça fait longtemps que je n'ai pas donné de nouvelles, y compris à des personnes à qui j'avais promis d'en donner, donc en vrac en voici quelques unes:
- très occupé en ce moment à passer du temps entre amis
- départ de Kyoto le samedi 14 août à 23h50
- arrivée à la gare de Tokyo le dimanche 15 août vers 7h20
- retour à Kyoto après la montée du Fuji, donc possiblement autour du 23 août.

Quand à aujourd'hui, j'ai fait un petit extra : je suis allé au cinéma. Alors une chose à dire, c'est que les salles ne sont pas si différentes des françaises, à l'exception près que les sièges sont numérotés. Le film (Inception) était bien, donc bonne soirée. Mais je dois avouer que le moral était déjà assez haut.
Régulièrement ont lieu des "réunions" où les participants jouent à des jeux de plateau, de société ou de cartes. Aujourd'hui, et comme il m'arrive de temps en temps, je suis allé y faire un tour. Comme toujours, j'y ai passé une agréable après-midi, mais j'ai, en outre, pris contact avec un américain qui travaille à Kyoto, dans une entreprise de jeux vidéos. Après avoir discuté un peu, il a été d'accord pour que je lui envoie mon CV.
Je précise que ça ne change absolument pas mes plans (que je garde secrets pour le moment), et que si je dois intégrer cette entreprise, ce ne sera donc pas avant mars de l'an prochain. Cela dit, j'ai trouvé à nouveau une motivation pour travailler mon japonais ; et il est fort probable que je passe quelques heures à l'université dans les prochains jours. Ce qui veut dire que je ne serais sans doute pas joignable en dehors des mails pour encore un peu de temps. Je vais tout de même essayer de faire quelques efforts…

11 juil. 2010

L'aventure continue !

Ce n'est pas a cause d'une pause temporaire que je vais tout arreter. Meme si je ne pense pas reprendre le chemin que j'ai quitte, une fois mes pieds retablis, il est possible que j'aille comparer la campagne de Shikoku avec la megalopole Tokyoite. Mais je donnerais plus d'informations quand j'auria pris une decision. De toute facon, il n'est pas encore question pour moi de partir de Kyoto avant vendredi, au bas mot.

Je voulais aussi remercier tous les lecteurs, ayant laisse un commentaire ou non.
Pour le moment, je me sens chez moi, en quelque sorte, et ca m'aide a ne pas etre decu de ma decision...

9 juil. 2010

Jour 06, 08 juillet 2010

Je suis content d'avoir pu marcher autant hier; ca ne m'a laisse qu'un petit trajet a faire sous la pluie. Cela dit, si je ne suis pas malade, c'est que les cieux euxーmeme me protege pour ce voyage !
Mais entre le temps et le mal de pied, le peu de motivation qu'il me reste a laisse la place a la voie de la raison : j'ai besoin de temps pour que mes pieds aillent mieux ! Je pensais que changer de chaussures eviterai d'aggraver les choses, permettant ainsi de les laisser se soigner. Je n'avais pas tord, pour la plupart des blessures, mais certaines sont beaucoup trop serieuses pour que je me borne a marcher. Je pense qu'une semaine est le temps minimal de repos pour eviter d'aggraver les choses...
C'est donc la queue entre les jambes que je suis en route pour prendre le bus vers Kyoto. J'ai bien pense a continuer en transports en communs, mais malgres tout, il me faudrait marcher quand meme, ce que je me refuse.
Alors il ne faut pas s'inquieter, apres le repos, j'ai deja quelques idees qui me trottent dans la tete !
L'experience a ete plus que bien, j'ai vu des choses magnifiques, etranges, uniques. Et il en va de meme pour certains moments que j'ai vecu !
Dommage que ce soit egalement a mon sujet, mais la pensee du jour etait pour ce japonais que j'ai rencontre il y a deux jours.
Pensee du jour : le pelerinage est le reflet de la vie. Peu importent le chemin, le moyen de transport, la destination, la vitesse, chacun les decide en accord avec soiーmeme. Ce qui importe c'est de respecter ces choix.

3 juil. 2010

Des nouvelles...

Mes plans d'organisation ont beaucoup changeces derniers jours, mais il est peu probable que ca continue. Donc je peux maintenant dire sans prendre trop de risques que je quitte Kyoto aujourd'hui pour debuter le tour de Shikoku a pied.
Je vais suivre les traces d'un grand bouddha et visiter entre 88 et 108 temples. Je tiendrai a jour ce blog (bien que sans photo) et vous pourrez voir ou je me trouve en cliquant dans le menu de droite sur la carte nommee "Hachijuhakkasho meguri".

3 juin 2010

Fushimi-Inari !

Le ton est donné, aujourd'hui il y aura des Torii à n'en plus finir ! Car hier, jour de repos et (on sent l'approche de l'été) de grand soleil. Alors on décide d'aller voir un coin qui, paraît-il est bien sympa, pas loin de la forêt. Ou du  moins c'était ce que je pensais.
Non pas dénué d'intérêt, mais plutôt dans la forêt que pas loin. Une magnifique après-midi abrité du soleil par les arbres parfois, par les Torii d'autres fois, et souvent par les deux…
Mais ce qu'on y trouve ne se limite (fort heureusement) pas aux Toriis et à la forêt. Le long de ce chemin très bien balisé, on traverse une multitude de sanctuaires, dont on fini toutefois par se lasser assez vite. Et c'est bien ce qui est dommage ici: tout se ressemble, et on se lasse plus que rapidement: Torii, sanctuaire, torii, sanctuaire, torii, torii, encore torii, sanctuaire… On a l'impression d'avoir fait le tour avant d'en être arrivé à la moitié.
Malgré tout, lors d'un voyage à Kyoto un peu long, si vous n'avez rien d'autre à faire, c'est un coin à voir un jour ensoleillé !

Et par moments, on croise un chat (ou deux) qui ressemble étrangement aux représentations de renard qui fourmillent ici. Mais jamais loin d'un Torii…

Au fil du temps, on se souvient que les Torii sont des portes vers le monde des esprits, et on s'imagine être transporté dans un lieu sacré :

24 mai 2010

Et pourtant, pourtant…

Avant toute chose sérieuses (pour autant que des chansons d'Aznavour puissent-être sérieuses), parlons de la pluie et du beau temps: c'est de loin des plus commun et sans profondeur aucune. Donc ça convient bien à ce blog !
La saison des pluies semble enfin être arrivée. Un mois béni de fortes pluies nommé "Tsuyu". Béni ne serait sans doute pas utilisé par un Japonais qui sait combien l'humidité apportée par ces semaines augmentera la chaleur de l'été. Mais béni car le début de cette saison implique l'arrivée des beaux jours… Et comme ce sera ma première expérience de la chaleur humide de Kyoto, je me permets des illusions qui ne tiendrons sans doute pas longtemps.


Et maintenant, chronique musicale ! Aujourd'hui, faute d'occupation, réflexion. Et de réflexion faisons rétrospective…  Comme le chantait Aznavour : 
"Prenant la route qui mène
A mes rêves d'enfant, sur des îles lointaines,
Où rien n'est important que de vivre
Où les filles alanguies
Vous ravissent le cœur en tressant, m'a-t-on dit
De ces colliers de fleurs qui enivrent

Je fuirai, laissant là mon passé,
Sans aucun remords
Sans bagage et le cœur libéré,
En chantant très fort
Emmenez-moi au bout de la terre
Emmenez-moi au pays des merveilles
Il me semble que la misère
Serait moins pénible au soleil
"

C'est bien comme cela que tout a commencé… Et d'ailleurs, je dois avouer que
"A 18 ans,
J'ai quitté ma province,
Bien décidé,
A empoigner la vie,
Le cœur léger,
Et le bagage mince,
J'étais certain de conquérir Paris"

Malgré cela,
"Mes amis c'était tout en partage
Mes amours faisaient très bien l'amour
Mes emmerdes étaient ceux de notre âge
Où l'argent c'est dommage
Éperonnait nos jours

Pour être fier
Je suis fier
Entre nous
Je l'avoue
J'ai fait ma vie
Mais il y a un mais
Je donnerais
Ce que j'ai - pas tout à fait -
Pour retrouver, je l'admets
Mes amis, mes amours, mes emmerdes"

Pas un passage à vide, mais une prise de recul. Avant de citer Edith Piaf, je me rends compte des portes qui s'ouvrent pour un simple bout de papier… C'en est même effrayant ! Toutefois,
"Non ! Rien de rien...
Non ! Je ne regrette rien
Ni le bien qu'on m'a fait
Ni le mal, tout ça m'est bien égal !
Non ! Rien de rien...
Non ! Je ne regrette rien
J'ai payé, balayé, oublié 
Je me fous du passé !"

20 mai 2010

Le lundi au soleil

C'est une chose qu'on aura jamais… paraît-il ! Mais faisons les choses dans l'ordre, on évitera de se perdre. Samedi, donc, soirée débutée par 3h dans un bar pour un open bar qui a lieu tous les mois. Deuxième fois qu'on y allait, et toujours un moyen de faire de nouvelles rencontres. Rencontres qui se continuent au bord de la rivière passés 21h et l'open bar.
En revanche, dimanche, repos en vue de se préparer à la difficile tache de travailler (ou devrais-je dire perdre du temps à attendre des clients qui ne viennent pas).
Devant cette absence marquée de clients, la styliste a décidé qu'il était nécessaire de repeindre la devanture en bambous. Avec le grand soleil de lundi, on s'est donc attelé à laver lesdits bambous. Seul problème, avec quoi les repeindre ? La réponse se trouvait à 15 minutes en vélo. Après donc un bref aller-retour (une demi-heure de plus au soleil), on passe une première couche de ce qui semble nourrir le bambou en plus de lui rendre une belle couleur. C'est pas tout ça, mais le travail, il paraît que ça creuse ! Alors la seconde couche a attendu que l'on ait terminé de gouter la première soit sèche. Résultat des courses : un lundi au soleil !


Le mardi, en revanche, plus de peinture à faire. Il a donc bien fallu s'occuper comme on a pu… à (re)lire "La Tour Sombre" de Stephen King. Déjà la moitié du 4em tome. Je vais peut-être ralentir la cadence, sinon je vais me retrouver à court un peu plus rapidement que prévu. Enfin bon, ça me donnera une excuse pour lire autre chose… si je trouve.
Après des tâches aussi fatigantes, rien de plus logique que de récupérer la fatigue accumulée en restant chez soit le mercredi ! Même s'il faut avouer qu'un beau soleil aurait été plus motivant que la pluie qui avait décidé de tomber. De fait, il faut boucler les taches ménagères aujourd'hui : lessive, rangement, acheter du shampoing… ma vie est passionnante ! Faut voir le bon coté, au moins il ne pleut pas…

15 mai 2010

Pfiou…

Alors comme je veux être franc avec vous, cet article n'est pas passé loin de ne pas exister. Je voulais l'écrire hier en rentrant du boulot, mais Auxane passant voir le salon de coiffure, juste avant que je termine s'est retrouvée invitée à manger. Résultat, même si l'on a mangé tôt, je me suis couché à minuit et demi. Mais pourquoi donc ? Après avoir discuter un brin, on s'est pris d'affection pour un bouchon en liège qui est devenu noir… va savoir comment. Pour sauver ce pauvre petit, on a décider de lui enlever ce noir… sur nous. Résultat des courses, outre quelques photos qui ne seront pas publiés, une soirée des plus agréables !

Et quoi de mieux pour terminer une journée comportant une si bonne nouvelle : j'ai été augmenté ! Oui, sans même avoir demandé d'augmentation, ma supérieure a décidé que je méritais une augmentation. Après quelques pourparlers, je me vois donc travailler pour 729 yens par heure ! A la place de 700 yens, je gagne, en une semaine, 400 yens ! De quoi payer mon loyer et faire quelque économies ! Je pense même que je vais arrêter de chercher un temps plein…

En attendant, attention au singe !


12 mai 2010

Et les parents s'en furent…

Ah, j'avais oublié, dans le précédent article, de revenir un peu sur ces moments passés sous silence, faute d'avoir été contés ici. En place et lieu de détailler tout et rien (d'autant plus que le tout est rangé dans un tiroir tout en haut de l'armoire de ma mémoire, et donc difficile d'accès; et que le rien requiert mon attention toute la journée et que je souhaite donc m'en détacher un peu), je vais une fois de plus partager quelques images. A noter que parmi les nombreux lieux où nous sommes allés, je n'ai que peu de photos…

En même temps, l'on ne m'en voudra pas d'avoir profité de mes parents plus que des monuments.
Tout d'abord, donc, le pavillon d'or, qui porte bien son nom: ledit pavillon étant recouvert d'or…






Et comme on avait un peu de temps (en fait non, mais on y est passés tout de même), on est également passé au Ryoanji dans lequel se trouve un des plus réputés jardins zen… Pas de photos de celui-ci, ni du magnifique jardin qui s'y trouve, mais quelques clichés tout de même, pour la forme:


Le lendemain, plusieurs choses de faites. De la visite d'un sanctuaire le matin, en passant par le marché des produits frais où l'on mange avec les doigts, si ce n'est sur le pouce, un café d'une rue marchande pour digérer, on visite le sanjusangendô, on fait un tour au Chishaku-In, et on termine par le très connu Kyomizudera.
Voilà une journée qui fut bien remplie ! Un peu trop peut-être, d'ailleurs…
Alors pour se reposer, on profite du magnifique temps de la journée suivante pour se promener dans le parc de Nara ; parc dont la renommée est autant due à ses cerfs en liberté qu'à son musée ou ses nombreux temples. Parmi ces derniers, l'un d'eux héberge l'un des plus grosses statues de bronze au monde : à simple titre d'informations, elle mesure 16 mètres de hauteur, pour un total de 437 tonnes de bronze… et 130 kilogrammes d'or ! Oui monsieur, comme je vous le dit ! Ça en ferait rêver plus d'un…
Et je me permet de citer le non-moins-célèbre Cyrano De Bergerac : "Quand le visite-t-on, ce monument ?" Car en contournant la statue, on aperçoit, derrière, une colonne de bois percée d'un trou à sa base. Il est dit que quiconque passant au travers de ce trou, de la taille exacte d'une des narines du Grand Bouddha, connaîtra l'Eveil. Il ne me reste qu'à attendre encore un peu… ;)

11 mai 2010

Coup de gueule !

Je suis Français, donc je râle ! Et pour la peine, j'ai trois choses à me dire : tout d'abord, c'est pas normal de ne pas avoir tenu ce blog à jour pendant aussi longtemps ! Et le fait d'être très occupé n'y change rien ! Par ailleurs, une promesse, c'est fait pour être tenu, et celui qui ne tient pas ses promesses ne devrait pas en faire… Et pour finir, le pire de tout, c'est de ne pas savoir se faire comprendre. Je disais ici "si vous avez besoin de me laisser un message et que je le vois rapidement" ; certes, mais j'aurais dû préciser certaines choses. Tout d'abord, vérifiez l'heure à laquelle je vais recevoir ce message… parce qu'être réveillé à 5h du matin par un mail, c'est pas glop du tout ! Surtout si ce mail contient essentiellement et textuellement "donne des nouvelles"… Ce qui m'amène au second point : en sus de faire attention à l'heure (je regarde mes mails tous les matins, donc vous pouvez être sûrs que je verrais un mail envoyé en pleine nuit sur mon téléphone aussi vite que s'il avait été envoyé sur mon ordi), vérifiez que le message est assez important pour que je doive le lire dans l'instant, et que s'il nécessite une réponse de ma part, je puisse la fournir quelque soit l'endroit où je suis. Sinon, je lis mes mails tous les jours, plusieurs fois par jour (même si j'avoue ne pas répondre à tous ces derniers temps). Je pense par exemple à un mail envoyé sur mon téléphone me demandant un RIB… Faut m'expliquer comment j'envoie un RIB avec un téléphone…
Enfin bref, maintenant que je pense tout clair, je vais préciser une dernière chose sur mon téléphone: imaginez le téléphone le plus simple que l'on peut trouver en France et vous ne serez pas loin du mien. Par conséquent, rédiger un message dessus est des plus contraignant et contrariant. Donc avant toute réponse, je me pose la question "le message que je vais envoyer vaut-il l'ennui de le rédiger". Donc si vous m'avez envoyé un message sur mon téléphone et que vous n'avez pas encore eu de réponse, vous n'en aurez pas !
Bon, pour me faire pardonner tout ça, quelques photos prises le 16 avril dans une rue commerçante et à la gare principale de Kyoto:

9 avr. 2010

Numéro complémentaire…

Petite nouvelle pour dire que j'ai (enfin) un téléphone japonais… Pas grand chose à en redire, si ce n'est que je peux maintenant recevoir des emails directement sur le téléphone. Donc si vous avez besoin de me laisser un message et que je le vois rapidement, un simple mail à ******@softbank.ne.jp et je vous réponds quelques minutes plus tard.

A part ça, je me rends compte que même si j'adore beaucoup de choses ici, tout n'est pas rose et je commence à avoir du mal à compter sur les doigts de la main ce qui me dérange ici… Envie d'une nouvelle expérience de voyage pour me rendre compte à quel point ça s'était bien passé… Mais recherche aussi d'une certaine facilité : partir pour un boulot serait le mieux.
En attendant, je profite des bonnes choses d'ici. On réfléchira après avoir passé de bons moments en famille. A peine plus d'une semaine d'attente ; ça passera vite…

29 mars 2010

Comme à Dijon ! (2)

Je n'avais pas prévu de blogger ce soir (et de toute façon, je n'ai pas fait grand chose de prévu ce soir), mais il neige un 29 mars (alors que je pensais ce matin que le printemps était enfin arrivé)…
Ça valait bien un petit mot ici …

27 mars 2010

De passage…

Les jours passent et ne se ressemblent pas.
Ainsi en est-il pour les gens aussi.

Ça fait toujours du bien de revoir des visages qu'on n'a pas l'occasion de voir si souvent. Étrange qu'il faille être au Japon pour passer du temps avec un ami du lycée… Dira-t-on que le monde est petit ?

Peut-être pas, puisque c'est l'occasion de faire de nouvelles connaissances. On s'y amusera le 4 avril, et aussi peut-être avant, ou après… Mais surtout ne jamais oublié les rencontres, les choix, les décisions conséquences de l'instant présent.
N'est-ce d'ailleurs pas la raison de ma présence ici ? Il me faut aussi continuer les Chroniques royales… Première ébauche hier soir, la continuation devrait arriver sous peu.


23 mars 2010

Que la lumière soit !

Je suis un peu en retard, puisque c'était vendredi, mais j'ai profité d'un light-up pour poser un nouveau regard sur Kyoto. J'en ai aussi profité pour visiter l'un des temples les plus touristiques de la ville, le Kyomizudera !

Pas grand chose à dire: une petite exposition d'ikebana (arrangement floral) "post-moderne", une petite ballade dans des rues sympathiques, un sakura en fleurs, le Kyomizudera…

Au passage, je triche car j'y suis retourné avec Jules et Irène dimanche soir…

10 mars 2010

Demain, j'arrête…

… ou peut-être vendredi ! Mais c'est promis, j'arrête les billets sans photo. Je sais que j'avais déjà dit que vendredi dernier j'allais visiter le plus grand lac du Japon ; mais mes plans pour le week-end dernier ont été réduits à néant. La raison ? Vendredi soir, l'américaine qui bosse quand je suis de repos m'a proposé d'aller boire un verre. Soirée somme toute mauvaise, si l'on tient compte du fait qu'on était 5, et que j'étais le seul à ne pas parler japonais. Heureusement, j'ai réussi à aller dans un autre bar, où se trouvaient des amis, en fin de soirée.

Résultat des courses, entre une couch-surfeuse et un ami qui avait raté son dernier train, on s'est retrouvé couchés à 5h du matin. De fait, le lendemain matin midi, repas de crêpes salées. En milieu d'après-midi, je reçois un mail d'Auxane qui me demandais si je pouvais voir pourquoi son ordinateur avait un problème. En échange, elle nous a montré comment faire des udon, sorte de pâtes japonaises très épaisses. Avant de se coucher à minuit, on se met d'accord pour un rendez-vous à l'appart' à 13h, histoire de faire un brunch… qui ne débuta pas avant 14h30. Au menu, pain perdu, bananes flambées au rhum, gâteau au pommes… Vers 16h30, atelier sieste pour bien digérer, puis on s'amuse avec de la pâte à sel colorée par des épices, des algues, ou du café. Quelques belles œuvres d'art…

Puis il faut manger le soir aussi. Donc on repart pour un crumble aux pommes et du pain perdu, version salée. Très bon, même si sans doute meilleur avec du fromage qui a un goût.
Ensuite, lundi soir, nouveau couch-surfeur, avec qui l'on va dans un petit restau sympa. Encore une journée où l'on ne peut rien faire par manque de temps.
Mardi encore, on reçoit ! Je voulais essayer un plat japonais, et ça s'est terminé qu'il n'était pas très bon. Par ailleurs, on a encore mangé un gâteau aux pommes… flambées au whisky, cette fois !

Ce soir, repas avec la styliste et l'américaine. On va aller dans un restau à friture. Si j'ai de la chance, on termine tôt (de toute façon on a rendez-vous à 17h45) et je rejoins des amis dans un izakaya !

Pour l'heure, je vais continuer un peu les Chroniques royales !

5 mars 2010

Première paye

Tout d'abord, deux choses: la première, ce sont mes excuses pour le précédent article qui n'est pas du tout dans le ton habituel de ce blog. Je vais essayer de limiter le nombre d'articles de ce genre. Ca ne devrait pas être trop difficile…
La seconde chose, c'est le manque de photos… Je ne visite plus grand chose ces derniers temps, ce qui explique que je n'ai pas de nouvelles photos. Mais j'ai une excuse: en ce moment ma vie se limite à "boulot, apart', boulot, apart', starbucks, apart', boulot, apart'…" et là je suis au starbucks. Après avoir écrit cet article, j'espère trouver le temps pour un autre projet dont je parlerais une prochaine fois (ou comment fidéliser ses lecteurs ;-))

Après deux semaines de travail très intensif, ou pas (surtout ou pas, d'ailleurs), j'ai reçu ma première paye. Résultat, 16h30 de travail par semaine (arrondis à 17h), à 700 yens de l'heure, on arrive à un total de 11 900 yens par semaine ; ce qui, divisé par 7 (jours de la semaines), deviens 1700 yens. Résultat des courses, pour 5h30 de travail par jours (je commence en général à 12h30, mais parfois à 11h), seulement 3 jours par semaine (ce qui me laisse pas al de temps libre, c'est bien le temps partiel) me permet d'augmenter légèrement mon plafond de dépenses journalières sans n'avoir plus besoin de toucher à mes économies, exception faite du loyer à payer.

Quant au travail en lui-même… toujours pas grand chose à dire. Je suis quand même bien content dans l'ensemble. Toujours rien intéressant : balayer, plier les serviettes, servir le thé, répondre au téléphone… Ah tiens, ça c'est bien ! Arriver à entendre régulièrement du japonais, arriver à comprendre ce que veux la personne au bout du fil, arriver à… rien et passer le téléphone à la styliste !
Mine de rien, ça donne envie de progresser. Et avec tout le temps libre qu'on a (hasard ou non, je me retrouve avec les jours de la semaine où il y a le moins de clients), on discute. Reste plus qu'à être un minimum curieux, et certaines choses pas très claires deviennent plus nettes, en général.
Et puis, du point de vue relationnel, c'est un apprentissage qu'il m'a manqué. Même s'il est dit que "c'est au pied du mur, qu'on voit le mieux le mur", si on te montre l'échelle, il est possible de gravir les échelons. D'ailleurs, un japonais ne fait pas que montrer l'échelle ; il explique que c'est une échelle, qu'il faut y monter et comment on y monte. Qui a parlé d'une société d'assistés ? Personne ? Bah vous auriez dû !

Mais il y a une autre dimension relationnelle qu'il ne faut pas négliger car elle peut amener des opportunités uniques. Passer pour une bête de foire implique faire connaissance avec les clients. Et comme je suis sensé discuter avec ceux qui le veulent, il y en a qui sont intéressés. Ainsi, hier je me suis fait un ami. Je vous entends dire "ouai, super, on s'en fout…" Et je suis d'accord. C'est le genre d'amitiés qui n'en est pas une : "tu veux être mon ami ?" Comment dire… non, mais t'es le client, t'es le chef, donc ok !
Du coup, il faut que je me renseigne sur les tarifs des cours de langue… pour la prochaine fois qu'on me demande mes tarifs. Pas que je sois spécialement motivé, mais j'avoue que pouvoir faire quelques extras, ou économiser en vue d'avoir mon keitai (téléphone portable nippon), ou mon vélo, ça me tente bien. Je pense que ça doit se négocier entre 1 000 et 2 000 yens de l'heure. Pas énorme, mais toujours mieux que mon petit 700…

Pour finir, changement de sujet: ce soir, sortie avec Shaye et son amie Chiya (pas sûr du nom). Mais qui donc sont ces gens ? Vous n'êtes pas sans savoir que je ne travail que 3 jours par semaine. Or le salon est ouvert 6 jours par semaine. Qui fait donc les jours où je ne travaille pas ? Shaye.
Elle m'a proposé de sortir ce soir, avec une amie à elle. Pourquoi pas, c'est bien de voir des nouvelles têtes…
Ensuite dimanche, on devrait à nouveau faire une randonnée. A priori, 5h de marche, dans un coin qui, parait-il est superbe. si le temps est de la partie, j'essaierai de prendre plusieurs clichés, mais je ne promet rien du tout.
Pour continuer, mercredi prochain, sortie d'entreprise. C'est une coutume, et j'ai cru un moment que j'y échapperais: régulièrement, les employés d'une entreprise vont manger ensemble un soir. Généralement, ça se termine avec des employés imbibés, et étant en vélo et accompagné de deux filles (et soit dit en passant pas de gars, je me débrouille bien :-p) le débit d'alcool devrait être relativement limité.
Enfin, en termes de rendez-vous, le 22 je rencontre Pascal Baillehache. Pour la petite grande histoire, une amie m'avait donné l'adresse du blog d'un français expatrié au Japon, alors que je préparais encore mon départ, et m'avait invité à le contacter par email. Le nom de cet expat': Pascal
Depuis maintenant 6 ans, il vit au Japon, et devrait y rester pour au moins 3 ans de plus. Récemment, pour fêter le premier anniversaire de sa petite entreprise de cartes postales, il a mis en place un concours. Afin de récupérer ce que j'ai gagné (ahah, encore une surprise !), on se retrouve dans un café le 22. J'en ai, par ailleurs, profité pour lui acheter quelques cartes postales. Il en fait de très belles et même si vous ne comptez pas en acheter, je vous conseille de faire un tour sur son site de vente, juste pour le plaisir des yeux !

26 févr. 2010

Prévisions

Pfiou, le temps passe décidément trop vite ! On se dit "ça va, j'ai écrit hier, j'ai rien à raconter, je ferais ça demain", puis on se retrouve une semaine plus tard sans avoir touché au blog…
De même, il y a quelques temps, j'ai envoyé plusieurs emails, dont certains ont eu des réponses. Je veux y répondre, mais je n'ai pas encore pris le temps de le faire.
Je pense que je vais utiliser mes mercredi chômés pour la correspondance et continuer un projet que j'avais débuté en France. Seules certaines personnes sont au courant, et je ne suis même pas sûr qu'elles sachent de quoi je parle. Bref, de toute façon il ne s'agit que d'une prévision… on verra ce qu'il se passera. 

En parlant de prévisions, demain soir aura lieu la première (et je n'espère pas dernière) soirée belote. Envie de renouer des liens avec ce jeu depuis quelques temps, j'ai réussi à motiver 3 autres personnes, sans grande difficulté. La partie ardue sera de se mettre d'accord sur les règles, les suisses préférant une variant nommée Jass (se lit "yass")…
Je sens que ça va finir en coinche tout ça ! Advienne que pourra…

Rien de prévu pour samedi ni dimanche, mais si rien ne motive, on finira sans doute dans un onsen. Avec l'arrivée du printemps, il fait beau et pas encore chaud, mais presque plus assez froid pour profiter d'un onsen à sa juste valeur…

Puis je crois mercredi prochain, Basile héberge un couch-surfer pour deux nuits. Première fois pour le couch-surfer et Basile. Nouvelle expérience en vue :)

Si motivé et beau temps, je vais profiter de vendredi prochain pour aller voir le lac Biwa, le plus grand lac du Japon. Toujours qu'une prévision, qui sait ce qu'il arrivera d'ici là…

Coté boulot, rien d'exceptionnel. Très bonne expérience d'un point de vue relationnel. Me retrouve avec beaucoup de temps libre (comprendre dans le salon, sans rien à faire), à taper la discut' avec la styliste… on apprends tous les deux, et je me suis impressionné aujourd'hui de mes progrès en japonais. Il me reste quand même encore beaucoup à faire…

On commence à s'organiser, dans l'appartement, pour devenir quelque chose qui tend à ressembler à de la collocation. Ici encore, du chemin à parcourir…

Mais de manière générale, encore et toujours du chemin de fait, des nouvelles expériences acquises… Avec l'arrivée de ce qui semble être le printemps, on espère plus que jamais rester ici.

Finir sur une note de poésie:
"On dirait le Sud
Le temps dure longtemps
Et la vie sûrement
Plus d'un million d'années
Et toujours en été"

23 févr. 2010

Du retard !

Le temps passe vite ! Déjà plus d'une semaine depuis le dernier message ici. Faut dire que je n'ai pas eu beaucoup de temps depuis.

Comme certains le savent déjà, j'ai réussi à trouver un job (envoie de cv, interview et début de travail) en  4 jours, week-end compris). Alors même si c'est un petit boulot à temps partiel (arubaitô comme on appelle ça ici), et que ça ne me paie même pas la loyer, ça occupe mes journée ;)

Mais chaque chose en son temps, d'abord dimanche ! Car dimanche c'était le 21. Et à Kyoto, tous les 21 du mois se tient un grand marché dans le temple Kujôchô où j'étais déjà passé après être allé voir le Yutate Kagura. Accompagné de Auxane, qui s'est trouvé un Yukata, une ceinture de Kimono, des chaussures et une ceinture en corde pour aller avec tout ça, je suis tombé sur un souvenir qui, j'espère plaira à ma sœur. Pas aussi joli que ce que j'espérais, mais sans doute le seul de son genre qui rentre dans mon budget. Je garde encore cet objet secret ; car sinon la surprise ne sera pas au rendez-vous.

A part ça, j'ai également fait l'acquisition d'une paire de chaussure pour à peine 1050 Yens. Autant dire une misère. Avec le nouveau travail, j'avais besoin d'une paire de chaussures facile à enlever et à remettre.
Et le lendemain même, j'étais déjà plus que satisfait de cet investissement.

Quel genre de travail peut me demander d'enlever mes chaussures aussi souvent ? A vrai dire, pas le mien. Je suis officiellement "réceptionniste dans un salon de coiffure". Il m'arrive d'avoir à monter au deuxième étage pour x ou y raisons ; et avant d'y monter, il faut ôter ses chaussures…
En quoi consiste mon travail ? Très simple, lorsqu'un client arrive, je lui dit bonjour, et prends ses affaires (que je rends lorsqu'il repart). J'aide la coiffeuse en lui apportant le nécessaire lors de permanente ou de coloration, pendant l'attente, j'offre au client une tasse de café ou de thé. Je suis aussi désigné pour répondre au téléphone (en anglais, et je donne le téléphone à la coiffeuse si l'appel est en japonais ; ce qui pour le moment arrive dans 100% des cas).

Aujourd'hui, je suis allé faire des courses ! Ouah, super intéressant comme boulot ! 'Fin bref, ça reste constructif sur le plan personnel: devoir être réceptionniste alors qu'on ne parle quasiment pas la langue, ce n'est pas facile. Et puis je voulais être au contact du client. Me voila servi… un peu Car faut avouer que pour le moment, j'ai croisé 3 clientes hier, et personne aujourd'hui. De fait, je travail mon japonais (heureusement que j'ai pensé à prendre mon livre de japonais), je discute avec la coiffeuse… qui m'a appris à faire une grue en papier aujourd'hui… même si je pense avoir oublié dans quelques minutes ^^'

Mais bon, à la vue de la charge de travail, on comprendra que le salaire soit aussi peu élevé: 700 yens de l'heure, soit au cours actuel environ 5,6€… Vivement que je trouve mieux !

8 févr. 2010

On randonne

Comme prévu, dimanche on est partis faire une petite randonnée. Environ 4h de marche, sans se presser. Une forêt sous la neige, ça remémore des instants, particulièrement d'un bois juste à coté de Payolle, sous la neige, bien entendu.

Arrivés au Daimonji, lui-même sous la neige, on admire la vue de Kyoto, puis on avance encore un peu: l'air de repas n'est plus très loin.
Lorsqu'on repars, le magnifique soleil continue de faire fondre le peu de neige, et en place d'une belle forêt blanche, on marche dans des ruisseaux de boue. Tant pis, on continue ! On se permet même un détour de 40 minutes pour une petite cascade d'où pendant encore quelques stalactites de glace.

En fin de compte, on atteint un sanctuaire shintô où se trouve une autre cascade. Il est dit que des moins viennent se purifier en restant nus sous l'eau qui tombe. Je ne sais pas si cette pratique est très répandue en hiver.
 

On arrive ensuite très vite au Nanzen-ji, un temple réputé pour ses jardins zen et sa porte massive. De là, nous rentrons au Ginkakuji pour récupérer nos volé en empruntant le chemin du philosophe. Jolie ballade…